Russie
TOS-1A Solntsepek, Objekt 634B
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Le TOS-1A est un lance-roquettes inflammables mis en service en Irak et en Syrie mais également acheté par le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan et l’Algérie. La version Solntsepek a été acceptée en service par une décision  de Ministère de la défense russe ...

TOS-1A Solntsepek, Objekt 634B

Le TOS-1A est un lance-roquettes inflammables mis en service en Irak et en Syrie mais également acheté par le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan et l’Algérie. La version Solntsepek a été acceptée en service par une décision  de Ministère de la défense russe de 2003.

Les travaux autours du TOS remontent aux années soixante-dix et dès 1988-1989, deux engins TOS-1 participent aux combats d’Afghanistan dans le cadre d’un banc de test grandeur nature. La seconde mise en œuvre des TOS-1 est effectuée entre 1999 et 2000 avec l’engagement en Tchétchénie. L’apparition à la télévision de ces engins lève le voile de  secret autour d’eux et l’engin commence dès lors à être présenté au public.

TOS-1A Solntsepek.Le TOS-1 est placé sur un châssis de T-72A et l’engin de ravitaillement se présente sous la forme d’un KrAZ-255B.

La plate-forme de lancement est installée sur un tourillon et les mouvements de pointage en site comme en élévation sont réalisés grâce à la force du moteur. L’aide au pointage est matérialisée sous la forme d’un viseur, d’un télémètre laser, d’un calculateur balistique ainsi que d’un senseur de roulis. Un des principaux défauts de l’engin est la mauvaise qualité de la transmission automatique des données ce qui conduit à une introduction manuelle des données.

Des travaux sont également jugés nécessaires dans la réalisation de projectiles plus efficaces tout comme la création d’un engin d’accompagnement sur un châssis similaire au lanceur. Un des effets accélérateurs de ce besoin d’harmonisation des châssis est la perte des usines KrAZ qui sont restées en Ukraine. Il est planifié d’affecter deux engins de transbordement à chaque lanceur.

Les ingénieurs d’Omsk, pour conserver en activité la ligne de fabrication du T-80U avancent ce châssis pour recevoir le lanceur même s’il est déjà à l’époque notoire que ce châssis n’entraîne pas l’adhésion des militaires.

Une demande étrange du cahier des charges est l’installation sur l’engin d’un canon automatique de 30mm et d’une mitrailleuse de 7.62mm.

Si l’armement principal demeure le lanceur de220mm les munitions voient leur poids augmenter en passant de 73kg à 90kg et la portée augmente de 2700/3000m à 5000/7000m. En revanche le nombre de tubes est réduit de 30 à 24.

Ce nouveau système porte la désignation TOS-1M.

Lors de son développement l’idée d’y installer un canon automatique est abandonnée et à la place d’un moteur hydraulique pour entraîner la tourelle, un moteur électrique est installé.

En revanche le châssis du T-80U éprouve quelques difficultés pour recevoir ce type de tourelle  avec surcharge au niveau de la roue et de l’amortisseur avant.

Au début des années 2000, après la banqueroute d’Omsktransmash, il devient clair que le devenir duTOS-1A Solntsepek. châssis du T-80U est en péril. Il est alors décidé de basculer le lanceur sur un châssis de T-72A, particulièrement à cause d’un de ses défauts qui est d’avoir des suspensions trop dures mais qui dans ce cas permet de soutenir le poids et l’effet du tir du lanceur.

En revanche l’espoir de tirer des roquettes beaucoup plus longues s’estompe et si les nouvelles roquettes tirées gagnent 40cm de long et passent de 173kg à 217kg, la portée atteinte n’est que de 6000m.

Ce nouvel engin est désigné TOS-1ASolntsepek.

C'est une version avec vingt quatre tubes de 240mm en quatre rangées de huit. Le reste du concept est similaire au TOS-1. La roquette a une portée de 6000m maximum et une portée minimale de 400 à 600m. Comme les roquettes sont plus longues et plus lourdes le poids total de l’ensemble est désormais de 45.300kg. La superstructure est désormais plus carrée avec suppression du chanfrein supérieur. Cette amélioration est significative dans la mesure où l’engin peut désormais opérer hors de la portée des armes antichars d’infanterie qui n’est jamais supérieure à 4000m.

L’engin est mis en service en 2001 et à partir de 2008 il est proposé à l’exportation

En parallèle à ce développement, une version du lanceur avec quatre-vingt roquettes de 122mm basées sur le Grad est monté sur un châssis de T-80U. L’engin passe les tests d’acceptations mais son développement s’arrête là.

En 2011, une version améliorée du TOS-1A est présentée avec un lanceur identique mais un châssis de T-90S. Dans l’espoir de vendre l’engin à l’exportation le véhicule de transbordement est désormais basé sur un camion KaMAZ-63501.

Dernièrement il a été présenté une maquette de TOS monté sur un châssis Armata qui porterait la désignation de BM-2

TOS-1A Solntsepek.

TOS-1A Solntsepek.

TOS-1A Solntsepek.