Russie
SU-3 Sirken obr.1931
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Pièce d’artillerie automoteur dont le développement remonte à 1933 dans l’usine N°.37 avec construction du premier prototype entre 1933 et 1935. Même si l’idée d’équiper des chenillettes de pièces d’artillerie n’est à l’origine pas développée en U ...

SU-3  Sirken obr.1931

Pièce d’artillerie automoteur dont le développement remonte à 1933 dans l’usine N°.37 avec construction du premier prototype entre 1933 et 1935.

Même si l’idée d’équiper des chenillettes de pièces d’artillerie n’est à l’origine pas développée en Union Soviétiques ce sont les soviétiques qui en développent le plus de modèles.

Juste après la mise en production de la chenillette T-27, le chef des ingénieurs de l’usine N°.37 K. Sirken a proposé d’en fournir une armée d’un canon court de 37mm Hotchkiss. Ce canon est très largement utilisé grâce à ses formes compactes et ses bonnes performances. La visée du canon est étalonnée de 300m à 2000m avec une vitesse initiale de 442 m/sec.

SU-3  Sirken obr.1931Le canon est emporté sous une casemate sur le côté droit de la chenillette et juste au-dessus du canon est montée une mitrailleuse DT de 7.62mm Comme le volume interne de la chenillette ne permet pas d’emporter des munitions pour le canon elles sont transportées dans une remorque chenillée. Le châssis du T-27 est aussi changé pour l’occasion au niveau des supports de chenilles.

Le reste de la chenillette est similaire au modèle standard, les plaques de blindage sont assemblées par rivets et épaisse de 10mm pour l’avant, les parties supérieures latérales et arrière, de 6mm pour les parties inférieures arrière et la canopée et de 4mm pour le bas de caisse.

Le modèle n’est pas retenu pour des raisons qui peuvent apparaître évidente, en effet, il est jugé difficile de devoir quitter l’abri de l’engin pour aller chercher des munitions pour le canon dans la remorque.

Des essais avec canon de 45mm ou canon de 76mm ont aussi été réalisés. Ces pièces nécessite un système à deux chenillettes dont une pour l’armement et l’autre pour l’équipe de pièce et les munitions. Ces projets, peu réalistes, ne sont pas retenus par les militaires

SU-3  Sirken obr.1931

Variantes

SU-T-27, T-27 P76

La tentative suivante est plus réussie lorsqu’en 1933 l’usine Putilov crée sur la base d’une T-27 une pièce d’artillerie automoteur. Ce système comprend deux chenillettes T-27. La première transporte les équipements de visée et deux hommes ainsi que cinquante munitions alors que sur la seconde une pièce d’artillerie de 76mm obr.1927 avec de la place pour un chauffeur et  huit munitions.

L’installation de la pièce d’artillerie nécessite de raser toute la superstructure et le haut de la chenillette atteint à peine les 1.25m. Le réservoir de carburant et le système de refroidissement sont déplacés vers l’arrière et le circuit électrique est simplifié. Le canon dispose d’un débattement en élévation de -3° à +35° et en azimut de 18° à droite et à gauche.

Trois prototypes sont construits pour l’Armée Rouge en 1934. Lors des essais, les caractéristiques attendues ne sont pas démontrées et l’effet du recul est problématique. D’autres parts le moteur lors des déplacements en tout-terrain est rapidement en surchauffe. Les travaux pour mettre l’engin en condition d’adoption par l’armée sont stoppés avant d’être terminés.

SU-3, T-27K, SU-76K

L’installation d’un canon sans recul de 76mm Kurchevsky sur une chenillette T-27 est une variante intéressante d’engin automoteur. Ce canon est installé dans la chenillette sur le côté droit de l’engin et occupe la longueur de l’engin. Le débattement du canon est de 0.5° à +15° en élévation et de 55° sur le côté droit et 60° sur le côté gauche. Il tire des projectiles de 6.23kg à la vitesse initiale de 341 m/sec. Ces projectiles sont à fragmentation ou anti-blindage. La portée d’une grenade à fragmentation peut atteindre 7000m ce qui est très apprécié par les militaires pour un poids du canon de seulement 180kg.

Plusieurs désignations existent pour cet engin, SU-3, SU-76K ou T-27K sont les plus fréquentes.

L’engin est construit en 1933 et se distingue des chenillettes standards seulement par l’entrée et la sortie du canon. Les tests se révèlent convenablement mais des défauts font leur apparition comme de mauvaises caractéristiques balistiques et le danger d’utilisation. Lors des tirs un jet de gaz important sort de la gueule du canon ainsi qu’un souffle important de l’arrière ce qui a pour effet de dévoiler la position des pièces à l’ennemi.

Le projet doit aussi être abandonné.

Un dernier projet pour augmenter la puissance de feu des chenillettes consiste en l’installation de roquettes RS-132 sur les parois latérales de l’engin sur des supports spéciaux. La roquette est tirée à partir du compartiment de combat. Le développement de l’engin n’est pas poursuivi à cause de la faiblesse du système de visée d’un tel véhicule.

SU-3  Sirken obr.1931

Dimensions
Longueur : 2.60m, largeur : 1.825m, hauteur :…
 
Motorisation : un moteur Ford AA de 40cv
 
Performances
Vitesse : 40 km/h, autonomie : 120km, obstacle vertical : 0.50m, tranchée : 1.20m, passage à gué : 0.50m
 
Armement : un canon de 37mm Hotchkiss
 
Blindage : avant et superstructure : 10mm, arrière et bas de caisse : 4mm
 
Equipage: deux à quatre hommes