Russie
SG-122(A)
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Une grande partie des chars capturés à l’est par les soviétiques sotn des chars moyens Pz-III allemands. La plupart sont retirés vers l’arrière pour réparation et beaucoup ont un armement défectueux et dans tous les cas pour lesquels il manque des mu ...

SG-122(A)

Une grande partie des chars capturés à l’est par les soviétiques sotn des chars moyens Pz-III allemands. La plupart sont retirés vers l’arrière pour réparation et beaucoup ont un armement défectueux et dans tous les cas pour lesquels il manque des munitions. En décembre 1941 un ordre est donné de convertir en automoteur d’artillerie des châssis de Pz-III.

Le premier automoteur sur châssis de Pz-III est développé par l’usine N°592 qui est spécialisée dans la réparation de chars et de pièces d’artillerie.

Les travaux débutent en avril 1942 avec un châssis de Pz-III sur lequel est installé un obusier obr.1938 M-30. Le choix de cet obusier n’est pas dû au hasard, il est approcié d el’infanterie et il existe en quantité à l’arrière pas toujours au complet et souvent sans moyens de traction.

L’obusier peut tirer des obus perforants BR-460A de 26.71kg à la vitesse initiale de 505 m/sec sous une incidence de 90° avec une pénétration de 200mm jusqu’à 2000m.

Le projet est mené sous la direction de l’ingénieur Kashtanova. L’obusier est monté sous uen superstructure rectangulaire. Dès le mois de mai 1942 le premier prototype peut suivre des essais. Il est alors désigné SG-122 Artshturm ou SG-122(A). Il semble que les premiers travaux soient menés à partir de StuG-III Ausf C ou AusfD plutôt qu’à partir d’un char. Dans tous les cas il n’est pas possible que l’obusier puisse prendre la place du canon allemand et la casemate allemande doit être découpée. La casemate soviétique est plus haute avec un blindage de 45mm à l’avant, 35mm sur les parois, 25mm à l’arrière et 20mm sur le toit. Deux trappes rectangulaires permettent d’accéder à bord, une est installée à l’arrière de la superstructure et l’autre sur la plaque avant, du côté droit.

Le canon StuK-37 est retiré de l’engin allemand et remplacé par l’obusier M-30, la plupart des munitions sont rangées sur les parois du compartiment d ecombat avec quelques munitions placéesdans le fond du compartiment sous l’obusier. L’équipage est de cinq hommes, chauffeur, chef de char, tireur, deux chargeurs dont un radio.

L’équipement de visée est d’origine russe mais les équipements radio demeurent allemands avec FuG-5 d’une portée télégraphique de 9400m et téléphonique de 6000m.

SG-122(A)Le châssis est strictement identique à celui du char allemand avec six rouleaux avec suspension à barre de torsion individuelle et amortisseur hydraulique, trois galets supports, barbotin à l’avant et poulie de tension à l’arrière. Les chenilles sont composées de 93 à 94 patins de 360mm de large.

Le moteur est un Maybach TR-108 ou TRL-108, 12-cylindres de respectivement 250cv et 300cv. Même si la forme de l’avant de l’engin est complètement modifiée les trappes d’accès pour les manivelles de démarrage demeurent aux mêmes endroits.

Le prototype est prêt au printemps 1942 et les tests sont passés dans la foulée. Ils révèlent plusieurs défauts comme des chenilles trop étroites pour des sols mous et une forte charge sur les roues avant, une surcharge de travail pour le chef de char, des munitions en nombre insuffisant, impossibilité d’utiliser les armes personnelles a travers des trapeps de tir car les casiers à munition l’empêchent, et enfin, la montée rapide des gaz de tir dans le compartiment du fait d el’absence de ventilateur.

Comme le besoin en automoteur est urgent, l’état major ordonne la construction de tels engins après réduction des défauts, en prennant pour base des châssis de char plutôt que d’automoteur. D’une part le nombre d’automoteur capturé est faible et aussi les chars disposent de sorties latérales qui peuvent servicr sur l’engin modifié de trappe d’évacuation.

L’usine N°592 construit alors deux prototypes, un sur châssis de StuG et l’autre sur châssis de char qui offent les différences suivantes avec le prototype. Un renforcement du révêtement interne, l’installation d’une trapep supplémentaire dans le toit pour le chef de bord et suppression de la trappe frontale. Le chef de char est équipé d’un périscope, retrait des trapeps de tir allemandes, remplacées par des trappes soviétiques. Un plateau de chargement aide au chargement du canon et un ventilateur électrique est instalél au-dessus de la culasse. Des réservoirs de chars BT ou T-34 sont installés sur les garde-boues et le poste de radio est déplacé de la gauche sur le côté droit.

Une commande de dix exemplaires est passée en septembre 1942. Des tests comparatifs sont menés en novembre 1942 avec le U-35, prototype du SU-122, qui révèle que l’engin soviétique est bien meilleur.

Un total de vingt engins semble avoir été produit et certains finissent leur carrière à l’instruction. Cependant l’histoire de cet automoteur ne s’arrête pas là et à la fin de l’année 1942, un autre automoteur est développé avec un canon ZIS-3.

SG-122(A)