Russie
SA-11 Gadfly / 9K37 Buk
Page Précédente

Famille de missiles antiaériens développée du temps de l’Union Soviétique et destinées à remplacer les 2K12 Kub avec un rôle renforcée dans la lutte contre les missiles de croisière, les bombes intelligentes, les appareils à voilures tournantes et le ...

SA-11 Gadfly  /  9K37 Buk

Famille de missiles antiaériens développée du temps de l’Union Soviétique et destinées à remplacer les 2K12 Kub avec un rôle renforcée dans la lutte contre les missiles de croisière, les bombes intelligentes, les appareils à voilures tournantes et les drones.Cette famille est développée pour remplir deux tâches, la première de fournir un remplacement au système 2K12 Kub des années soixante et la seconde d'offrir un système de missile sol-air commun pour installation sur des bâtiments de combat de taille moyenne.

La première version du Buk porte la désignation 9K37 et l’OTAN lui donne la désignation SA-11 Gadfly. Le développement du système s’appuie directement sur celui du 2K12 Kub-M3 et débute dès 1972 sous l’égide du NIIP Tikhomirov Sientific Research Institute of Instrument Design et du bureau Novator.

Une version navale est développée en parallèle par le bureau Altair, sous l’appelation 3S90 Uragan avec la désignation OTAN SA-N-7 Gadfly. Cette version tire le même missile 9M38 que le 9K37 mais le lanceur et le radar de guidage associé sotn adaptés à une utilisation navale. Le système est testé entre 1974 et 1976 et installé à partir de 1983 sur les destroyers de la classe Sovremeniy

Dès son développement ce système doit surpasser le 2K12 sur tous ses parametres et en particulier pouvoir disposer sur le même véhicule du lanceur et du radar.

Un des impératifs du développement est de fournir une meilleure capacité d'engagement de cibles multiples ainsi qu'une plus grande facilité de maintenance du lanceur et des missiles qui de leurs côtés devront offrir une meilleure résistance aux contre-mesures électroniques et la capacité d emanoeuvrer jusqu'à 12G. Le développement est mené par NIIP Thikhomirov pour le système et Novator pour le missile alors qu'Agat doit développer un nouveau système de recherche semi-actif. En 1974,il est décidé, pour accélérer la mise en oeuvre, de pouvoir rendre interopérable les deux systèmes et ce modèle prend alors la désignation de 9K37-1 Buk-1. L’avantage d’un tel système est qu’il apporte un plus grand nombre de canaux de contrôle du tir pour le système, plus de missiles disponibles à tirer et offre une capacité de mise en œuvre accélérée au système Buk. Le Buk-1 est adopté pour le service en 1978 alors que le système Buk complet n’entre en service qu’à partir de 1980. Ce système nouveau, voit le lanceur 9A38 remplacer le 2P25M3 et chaque lanceur est équipé d'un radar d'engagement 9S38 Fire Dome sur un châssis Metrowagonmash GM-569. Cette nouvelle phase de développement offre un système capable d'entrer et de sortir de l'action en cinq minutes et composé d'un système de commandement 9S470, d'un radar d'acquisition 9S18 Kupol/Tube Arm, du lanceur 9A310 et du ravitailleur/lanceur 9A39

Peu de temps après la mise en service du 9K37 une version améliorée est mise en développement, à partir de 1979 sous la désignation 9K37M1 Buk-M1. Cette version entre en service en 1983 avec des améliorations sur le système radar, la probabilité de coup au but et la résistance aux contre-mesures électroniques. Un autre système est installé, qui permet de classer le système en approche sans l’aide d’un IFF grâce à l’analyse du signal radar en retour. Le Buk-M1 est développé à partir de 1979 pour être complété en 1983, il est exporté et porte alors la désignation export de Gang.Cette nouvelle variante offre un système composé d'un poste de commandement 9S470M1, d'un lanceur 9A310M1 avec un radar amélioré 9S35M1 Fire Dome et un système d epoursuite électro-optique 9Sh38-3, d'un ravitailleur/lanceur 9A39M1 et d'un radar d'engagement entièrement nouveau 9S18M1 Kupol-M1 Snow Drift. Ce radar se distingue radicalement du Tube Arm en utilisant une antenne plate d'une technologie identique à celle adoptée avec le 9S15 Bill Board.

Les travaux sur le Buk-M1-2 débutent en 1992 et durent entre 1994 et 1997 pour finalement être accepter pour le service en 1998 sous la désignation 9K37M1-2 Buk-M1-2. Le principal changement réside dans l’introduction d’un nouveau missile le 9M317 avec des performances cinétiques meilleures que le 9M38, même si ce dernier peut toujours être tiré depuis le Buk-M1-2. Ce nouveau missile et toutes les autres améliorations permettent l’engagement de missile balistique ainsi que de cibles de surface. Le système reçoit une nouvelle désignation OTAN SA-17 Grizzly et sa version destinée à l’exportation est désignée Ural.

Avec la mise en service du 9M37M1-2, une version navale désignée 3S90-1 Ezh connue par l’OTAN comme SA-N-7B Grizzly et elle tire des missiles 9M317.

Une version navale pour l’exportation a été développée sous l’égide de MNIIRE Altair et porte la désignation russe 3S90M1 Shtil avec un nom de code OTAN SA-N-7C Gollum et tire des missiles 9M317E. Ce système est prévu d’être livré en 2014.

Une version à lanceur vertical 9M317ME doit être exportée sous la désignation 3S90E Shtil-1. Au sein de la marine russe ce système porte la désignation 3S90M Smerch

La modernisation du Buk-M1-2 va donner un modèle encore plus avancé sous la forme du 9K317 Buk-M2. Avec cet engin, le système tire non seulement le nouveau missile 9M317 mais il est aussi équipé d’un radar de contrôle du tir de trième génération qui lui permet d’engager quatre cibles tout en en poursuivant vingt quatre. Un nouveau système radar est aussi développé, qui emporte un radar de contrôle du tir sur un bras de 24m de haut ce qui améliore les performances contre les cibles à basse altitude. Le développement de ce missile a été retardé par les mauvaises conditions économiques suite à la désagrégation de l’URSS mais l’engin a finalement été présenté en 2007. Une version d’exportation est développée sous la désignation Buk-M2E Ural.

Cette version est composée d'un lanceur 9A317 équipé d'un radar 9S36 qui offre la capacité d'engager quatre cibles à partir du même lanceur et d'être plus résistant aux contre-mesures. Il est accompagné d'un ravitailleur/lanceur 9A316 avec huit missiles. Un lanceur plus basique est aussi proposé sous la forme du 9A318. Le radar d'acquisition 9S18M est remplacé par un 9S117 Kupol-M2E et le poste de commandement est désormais un 9S510.

Le radar 9S36 est monté sur un mât télescopique qui peut être élevé jusqu'à 21m et apporte une portée accrue en détection à basse altitude et peut aussi être utilisé dans un rôle de défense côtière. Chaque radar 9S36 peut contrôler et diriger pour le tir jusqu'à deux ravitailleurs/lanceurs 9A316

Pour l'exportation ce système est proposé sur un nouveau lanceur à roues MZKT-6922 et le système est alors désigné Buk-M2EK

Une version désignée Buk-M3 est en cours d’adoption avec des éléments électroniques avancés. Elle se distingue par un châssis à sept roues de route et un lanceur de six missiles.

Pays utilisateurs

L'Azerbaïdjan en utilise

La Biélorussie aligne douze batteries de Buk

Chine, une variante améliorée est en service sous la désignation HQ-16 qui utilise un système de tir vertical navalisé. Des travaux en coopération avec la Russie tentent d'améliorer le système naval 9K37M1-2 Shtil

Chypre dispose de vingt et un lanceurs 9K37M1-2 Buk-M1-2 répartis en deux batteries, commandées en 2001 et livrées en 2006

Corée du Nord, des engins sont en service

Egypte, le pays utilise la version Buk-M1-2

Finlande, trois batteries avec dix huit unités de tir ont été livrées en 1997 et sont désormais en cours de remplacement. Ces missiles ont été livrés en paiement de dettes mais sont en cours de remplacement accélérés car ils semblent très sensibles aux contre-mesures électroniques

Georgie, des engins de type Buk-M1 sont en service, achetés à l'Ukraine. Les autorités Abkahzes ont annoncé que des tirs de Buk avaient permis d'abattre quatre drones géorgiens en mai 2008. De leurs côtés les Georgiens ont abattu en 2008 en Ossétie du Sud avec des Buk-M1-2 trois Su-25 et un Tu-22M russe

Inde, des engins sont en service

Myanmar, le pays utilise la version Buk-M1-2

Russie, le pays utilise en 2012 près de trois cent cinquante lanceurs 9K37 et 9K317. Les premiers sont en cours de remplacement par les seconds et en 2020, près d e70% de la quantité devra être au standard 9K317

Serbie, le pays utilise la version Buk-M1-2

Syrie, neuf systèmes 9K317E Buk-M2E ont été commandés en 2007 et livrés en 2011, d'autres ont pu suivre

Thaïlande, des Buk-M2E ont été proposés

Ukraine, des engins sont en service

Venezuela, des Buk-M2EK sont en service

Description

Un bataillon standard de lanceur Buk comprend un véhicule de commandement, un véhicule radar d’acquisition de cibles, six véhicules lanceurs et radar et trois engins de ravitaillement. Une batterie de Buk comprend deux laceurs et un ravitailleur. Il lui faut cinq minutes pour être prêtes au tir et cinq minutes pour être prête au départ. Le temps de réaction de la batterie pour passer de la phase de poursuite à la phase de tir est de vingt deux secondes.

Le lanceur Buk-M1-2 est installé sur un châssis MMZ Mytishchi GM-569 sous une superstructure qui contient le radar de contrôle du tir 9S35 à l’avant et le lanceur avec quatre missiles au-dessus. Chaque lanceur a un équipage de quatre hommes et il est protégé contre la menace NBC. Le radar qui équipe le lanceur porte la désignation russe 9S35 ou 9S35M1 et OTAN de Fire Dome, il peut commencer la poursuite d’une cible à partir de 32km entre 15m et 22.000m d’altitude. Il peut guider jusqu’à trois missiles sur la même cible et il est réputé plus résistant aux contre-mesures électroniques que le Straight Flush du 2K12 Kub.

Les premiers modèles sont équipés d’un système de porusuite électro-optique 9Sh38 similaire à celui utilisé avec les systèmes Kub, Osa et Tor, les derniers modèles disposent d’un système de poursuite optique combiné avec une caméra thermique et un télémètre laser pour la poursuite passive de la cible. Le système 9K37 peut aussi utiliser le radar 1S91 Straight Flush du système 2K12.

SA-11 Gadfly  /  9K37 Buk

Le radar d’acquisition de cible est désigné 9S18 Tube Arm ou 9S18M1 Snow Drift ou encore 9S18M1-1 Tube Arm. Ce dernier a une portée de détection de 85km et peut détecter une cible à 100m d’altitude à la distance de 35km et une cible encore plus basse entre 10 et 20km. Le radar est monté sur un châssis similaire au lanceur ainsi que le véhicule de commandement.

Le poste de commandement, qui est donc installé sur le même châssis que le lanceur et le radar d’acquisition, coordonne les informations entre le radar et les lanceurs et il est capable de communiquer avec jusqu’à six lanceurs. Ce système de commandement est désigné 9S510 pour le 9K317 Buk-M2, 9S470M1-2 pour le 9K37M1-2 Buk-M1-2 et 9S470 pour le 9K37 Buk-M1.Le système peut aussi être contrôlé par un poste de commandement d'un échelon supérieur comme le 9S52 Polyana-D4 qui l'intègre alors avec les systèmes S-300V/S-300VM au sein des brigades de défense aérienne. Il peut aussi être contrôlé par un niveau supérieur avec le système 73N6ME Baikal-1ME avec une à quatre unités PPRU-M1 qui permet de l'intégrer avec six à vingt quatre systèmes 9K22 Tunguska au sein de brigade de défense aérienne. Utilisé avec le centre de commandement mobile 9S737 Ranzhir ou 9S737M Ranzhir-M, le système Buk peut intégrer un groupe mixte de défense aérienne qui comprend aussi les systèmes Tor, Tunguska, Strela-10 et Igla.Un poste de commandement de type Senezh peut aussi être utilisé en option

L’engin de ravitaillement 9A316 ressemble au lanceur, mais à la place du radar il est équipé d’une grue pour charger les missiles. Cet engin peut lui-même tirer des missiles mais a besoin de la coopération d’un radar Fire Dome pour le guidage. Un véhicule de ravitaillement peut recharger un lanceur en treize minutes et peut se recharger lui-même en quinze minutes. Dans le cas du Buk-M2 qui utilise un nouvel engin lanceur avec un radar 9S36 monté sur un bras télescopqie et sans missiles, il peut lui être associé deux engins ravitailleurs 9A316 pour enggaer jusqu’à quatre cibles, prinicpalement dans des régions forestières ou montagneuses.

Tous les systèmes de type Buk-M1 ou Buk-M1-2 utilise un ordinateur de tir Argon-15A. Les systèmes de type Buk-M2 et Buk-M2E utilisent une version légèrement améliorée désignée Argon-A15K. Ces ordinateurs sont aussi utilisés dans les systèmes de défense anti-sous-marines Korshun et Sova, avec les radars aéroportés des MiG-31 et MiG-33 et sur les systèmes de missiles tactiques Tochka, Oka et Volga.

Le système a un pourcentage de coup au but compris entre 90 et 95%. Il peut engager des avions à une altitude comprise entre 15m et 25.000m à une portée comprise entre 3000m et 42.000m. Il peut aussi engager des missiles balistiques tactiques à une altitude comprise entre 2000m et 16.000m à une portée comprise entre 3000m et 20.000m ainsi que des cibles maritimes jusqu'à 25km et des cibles terrestres jusqu'à 15km.

Les premiers missiles tirés sont des Novator 9M37-1 / 9M38 / 9M38M1 Gadfly qui sont très semblables extérieurement aux missiles américains Tartar et RIM-66 Standard. Ces missiles doivent correspondre à des critères stricts pour leur utilisation navale à partir du lanceur M-22 Uragan. Chaque missile mesure 5.50m de long, pèse 690kg et emporte une charge militaire de 70kg, il est mis à feu par une fusée à radar de proximité. Dans le compartiment avant du missile se logent la tête chercheuse radar semi-actif 9E47 Virazh pour le 9M37-1, 9E47M pour le 9M37M, 9E50 pour le 9M38 ou 9E50M1 pour le 9M38M1, l'équipement d'autopilote, la source d'énergie et la tête militaire. Le compartiment avant avec ses 33cm de diamètre, est compatible avec les missiles 3M9 Kub. le missile 3M38 utilise un moteur roquette à propulsif solide à deux modes qui brule pendant quinze secondes au total avec une chambre de combustion renforcée. Cette chambre est installée au centre du missile pour offrir un plus long tuyau de propulsion. Le missile peut être disponible au tir sans entretien pendant une période de dix ans et il est emporté dans un conteneur de transport 9Ya266.

Le second type de missile tiré est le DNPP 9M317E Grizzly qui présente une forte ressemblance avec le missile air-air Vympel R-37. Il est développé pour servir à la fois à partir d'une plate-forme terrestre Buk-M1-2 que maritime Shtil-1 et Ezh. Ce missile peut engager des cibles qui manoeuvrent jusqu'à 12G, des missiles de croisière, des hélicoptères d'attaque, des drones, des missiles anti-navires dans un environnement anti-radiation lourd. La tête chercheuse est désignée 9E420.

Depuis plusieurs modèles améliorés ont été développés dont le 9M317M, sa version export 3M317ME et la version à recherche radar actif 9M317A et la version d'exportation 9M317MAE. Ce dernier missile est réputé avoir une portée maximale de 50km, une altitude de 25km et est capable d'atteindre une cible qui évolue à Mach 4. Le poids du missile passe à 720kg. De son côté le 3M317ME pèse 581kg dont 62kg de la tête militaire à fragmentation. Il mesure 5.18m avec un diamètre de 360mm. A partir d'un lanceur 3S90M Shtil-1, il a une portée comprise entre 2500m et 32km et une altitude d'action comprise entre 15m et 15km. Les missiles peuvent être tirés à un intervalle de deux secondes alors que sa durée de mise en oeuvre est de dix secondes. L'envergure de son empennage est de 820mm et il est déployé par ressort une fois le missile tiré.

Missile
3M9
9M38
9M38
9M38M1
9M38/9M38M1
9M38M2/9M317
9M317
9M317ME
Lanceur
2K12 Kub
9K37 Buk
9K37M Buk-M1
9K37M1-2 Buk-M1-2
9K317E Buk-M2E
3S90M
3S90E Smerch
Shtil-1
Désignation OTAN
SA-6
SA-11
SA-11
SA-17
SA-17
SA-N-12
Année de mise en service
1966
1980
1984
1998
2007
2004
Nombre de missiles par lanceur
3
4
4
4
4
12/24/36
Poids du missile
599kg
690kg
690kg
690kg pour le 9M38M1
710 à 720kg pour le 9M317
710 à 720kg
581kg
Portée
3 à 24km
4 à 30km
3 à 35km
3 à 42km pour le 9M38M1
3 à 50km pour le 9M317
3 à 50km pour le Buk-M2
3 à 45km pour le Buk-M2E
2.5 à 32km
Plafond
800 à 11.000m
30 à 14.000m
30 à 22.000m
30 à 25.000m
10 à 25.000m pour la Buk-M2
15 à 25.000m pour le Buk-M2E
15 à 15.000m
Vitesse du missile
Mach 2.8
Mach 3
Mach 3
Mach 3
Mach 4
Mach 4.5
Vitesse maximale de la cible
Mach 2
Mach 2.5
Mach 4
Mach 4
Mach 4
-
Nombre d'engagements maxi
1 à 2
18
18
22
6 puis 12 à partir des versions améliorées en 1997
24

 

Variantes

9K37-1 Buk-1, premier système à entrer en service avec un lanceur 9A38 à l'intérieur d'une batterie 2K12M3 Kub-M3

9K37 Buk, premier système entièrement nouveau, compatible avec le 2K12 Kub

9K37M1 Buk-M1, version améliorée qui entre en service dans l'armée soviétique

9K37M1-2 Buk-M1-2, version améliorée du Buk-M1, elle entre en service dans l'armée russe et elle est désignée pour l'exportation comme Gang

9K37M1-2A Buk-M1-2A, version modifiée du Buk-M1-2 pour tirer des missiles 9M317A

9K317 Ural, aussi désignée 9K37M2, version initiale du Buk-M2 qui entre en service dans les forces armées russes

9K317E Buk-M2E, version modifiée pour l'exportation

Buk-M2EK, version à roues, variante du Buk-M2 sur châssis MZKT-6922 exportée au Vénézuela

9K317M Buk-M3, aussi désignée 9K37M3 version en cours de développement

Versions navales

3S90, version navale aussi désignée M-22 Uragan, du 9K37 Buk avec missile 9M38 et 9M38M1

3S90 Ezh, version navale du 9K37M1-2 avec missile 9M317

3S90 Shtil, version navale d'exportation du 9K37M1-2 avec missile 9M317E

3S90E Shtil-1, version navale d'exportation du 9M317ME

3S90M Smerch, version navale du 9M317M

Versions étrangères

Buk-MB, version biélorusse présentée en 2005

HQ-16, version construite en collaboration entre la Chine et la Russie du 9K37M1-2

Raad, copie iranienne très similaire au Buk-M2EK

Composition

Système 9K37 Buk, SA-11 Gadfly, poste de commandement 9S470, radar de surveillance 9S18 Kupol, lanceur 9A310 ou 9A38, ravitailleur 9A39.

9K37-1 Buk-1, poste de commandement inconnu, radar de tir 1S91M3 Straight Flush, lanceur 9A38, ravitailleur  2P25M3

9K37M1 Buk -M1, poste de commandement 9S470M1, radar de surveillance 9S18M1 Kupol-M1, lanceur 9A310M1, ravitailleur 9A39M1.

9K37M1-2 Buk-M1-2 SA-17 Grizzly, poste de commandement 9S470M1-2, radar de surveillance 9S18M1-1, lanceur 9A310M1-2, ravitailleur 9A39M1 et 9A39M1-2.

9K317E Buk-M2E, poste de commandement 9S510, radar de surveillance 9S112 et 9S36, lanceurs 9A317, ravitailleur 9A316.

SA-11 Gadfly  /  9K37 Buk
Dimensions :
Longueur 5.7 m, diamètre 0.13 m, masse au lancement 55kg, tête militaire 70kg HE
Propulseur : à poudre
Guidage : autodirecteur EM semi-actif
Loi de navigation : proportionnelle
 
Performances :
vitesse maximale 1000 m/sec, facteur de charge 23 G
Portée maximale 28 km, portée minimale 3 km
Altitude maximale 14 km,  altitude minimale 25 m
Il peut engager 6 cibles séparées simultanément, il est donné pour un coefficient de réussite de 60 à 90% contre un avion, 30 à 70% contre un hélicoptère et 40% contre un missile de croisière. Durée de mise en batterie de 5mn
 
Système : quatre missiles sur TELAR basé sur GM-569
                Radar de veille tridimensionnel 9S18M1 Snow Drift, portée de 85 km pour les appareils évoluant à haute altitude de 35km contre des appareils volant à 100m et 23km contre des appareils volant au raz de terre, compression d’impulsion
                Acquisition poursuite et illumination  Fire Dome, portée de 3 à 32km, altitude de 15m à 22km, peut engager des cibles volant à 3000 km/h, 8GHz pulse Doppler pour poursuite, 6.9 à 7.1 GHz modulé pour illumination
                Véhicule de commandement et de contrôle 9S470M1
 
Mise en service : 1979 à 1981
Composition : un groupe PC avec un Tube Arm sur MT-S, six Telar à quatre rampes et un radar Fire Dome, trois véhicules de rechargement, une unité de support rapproché avec trois ZU-23/2 ou SA-16 Igla
Cet engin est le successeur du SA-6