Russie
Rukavishnikov AR-46
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Devant la difficulté pour obtenir un fusil automatique les autorités soviétiques décident  d’une nouvelle compétition avec pour principaux critères la manœuvrabilité du fusil, sa cadence de tir et sa précision. L’expérience de la guerre montre que ...

Rukavishnikov AR-46

Devant la difficulté pour obtenir un fusil automatique les autorités soviétiques décident  d’une nouvelle compétition avec pour principaux critères la manœuvrabilité du fusil, sa cadence de tir et sa précision.

L’expérience de la guerre montre que le tireur doit emporter entre deux cents et trois cents munitions aussi l’arme doit être aussi légère que possible. La longueur de l’arme ne doit pas dépasser 900 à 1000mm avec une crosse en bois pour assurer la stabilité du tir et pour servir en combat rapproché. Une arme spécialement destinée aux officiers et aux unités embarquées doit recevoir une crosse métallique pliante. L’arme doit pouvoir recevoir une baïonnette amovible en forme de lame.

L’extérieur de l’arme ne doit pas avoir d’extension qui pourrait gêner son utilisation dans un espace confiné et d’autres parts l’arme doit pouvoir être utilisée dans toutes les positions.

L’arme doit disposer d’une grande cadence de tir, être rapidement disponible au combat, facile à maintenir, capable de recevoir des chargeurs de grande capacité.

La cadence de tir maximale ne doit pas dépasser 400 à 500 coups/min et la cadence pratique 60 à 100 coups/min avec une possibilité de coup au but à 300/400m. Cette cadence est supposée offrir une large densité de feu et les rafales tirées doivent être de l’ordre de trois à cinq ou de cinq à dix coups maximum. Pour obtenir cela la plus grande importance est donnée à la simplicité et à la fiabilité du mécanisme de tir. Une demande grandissante a trait à la mise en sécurité de l’arme.

Dans les premières étapes de la compétition de 1946, seize fusils sont présentés parmi lesquels ceux de sept ingénieurs du bureau d’étude Kovrov dont P.P. Polyakov, A.T.I. Bolshakov, S.V. et B.C. Vladimirov, trois du bureau d’étude Degtyarevskaya CB-2, V.V. Degtyarev, G.F. Kubynov et A.A. Dementiev, d’autres du NIG1SVO, A.A. Sula, N.V. Rukavishnikov, K.A. Baryshev et M.T. Kalashnikov, l’usine d’arme de Tula fait intervenir S.A. Korovin alors que le bureau d’étude 14 de Tula fait travailler G.A. Korobov et A.A. Bulkin, celui de Klimovsk, S.G. Simonov et Efimov et enfin l’académie d’artillerie, I.K. Bezruchko-Vysotsky.

Avtomat Rukavishnikov AR-46

Après étude des premiers projets dix sont retenus et des recommandations sont émises pour leur apporter des améliorations.

Le Rukavishnikov est livré en deux versions, une avec crosse en bois fixe et l’autre avec crosse métallique pliante.

Le fonctionnement général de l’arme repose fortement sur celui du Sudaev PPS-43 avec le bloc poignée pistolet et ensemble détente monté sur charnière sous le bas de l’arme.

Une autre poignée pistolet peut éventuellement être montée sous le bas du canon qui permet de mieux maintenir l’arme lors du tir. La carcasse est en plaque de métal de1.2mm d’épaisseur,  estampées, rivetées et avec des glissières internes pour la culasse. Le levier d’armement est placé sur le côté gauche et il demeure immobile lors du tir.

Le poids de l’arme avec un chargeur vide est de 4.5kg.

Avtomat Rukavishnikov AR-46