Russie
M-8-8
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Durant l’été 1942, l’Armée Rouge retraite dans les montagnes du Nord Caucase, à ce moment là, l’absence d’artillerie de montagne pour la troupe et la présence d’une usine de construction de roquettes M-8 à Baku permet de concevoir un lance-roquette m ...

M-8-8

Durant l’été 1942, l’Armée Rouge retraite dans les montagnes du Nord Caucase, à ce moment là, l’absence d’artillerie de montagne pour la troupe et la présence d’une usine de construction de roquettes M-8 à Baku permet de concevoir un lance-roquette multiple destiné à tirer ces projectiles.

L’idée initiale incombe à l’unité de réparation mobile PRM-6 du Groupement Opérationnel de mortiers de la Garde au sein du Groupement de la Mer Noire du Front du Nord Caucase sous la direction de l’ingénieur militaire de 3e rang Alexander FomichAlferov. Le projet est rejoint par deux autres ingénieurs de la 14e division d emarin de mortiers de la Garde X. Ya. Suliaevet L.R. Rips qui mettent au point deux lanceurs, un portable sur engin et l’autre mobile sur une remorque à deux roues.

Le lanceur M-8 de montagne pèse au total 68kg et consiste en trois parties principales, un support, un lanceur et un châssis. Chacune des trois parties ne pèse pas d’avantage que 22 à 23kg. Le lanceur est composé de quatre rampes supérieures et quatre autres rampes inférieures. Le châssis sur lequel le lanceur est placé est livré avec une plate-forme tournante. Le support qui supporte l’ensemble est composé d’un anneau solide avec un croisillon central et quatre jambes pliantes à la manière d’une araignée. Au bout de chacun des pieds, il y a des pattes de fixation avec un trou central dans lequel des tiges peuvent être plantées pour fixer durablement l’engin au sol.

Pour le guidage un système mécanique très simple est employé avec une élévation maximale de 45° et un débattement horizontal sur 360°.

M-8-8Le tir d’une salve complète est réalisé en une à deux secondes et la portée maximale est de 5500m.

Le système se révèle simple et fiable d’utilisation, facilement décomposable en trois fardeaux et rapidement mis en position de tir.

Aussitôt les tests réalisés, il est décidé d’organiser la production dans la ville de Sochi pour la constitution de douze batteries de montagne hippomobiles ainsi que l’armement des quatre draisines chargées de la protection côtière.

En deux mois, quarante huit exemplaires à traction de montagne et huit exemplaires embarqués sont construits et en parallèle, pour la protection côtière des modèles plus puissants à douze roquettes sont livrés pour les draisines de défense côtière, deux pour chacune des quatre draisines alors que quatre autres engins à douze roquettes équipent des bâtiments légers de la Flotte de la Mer Noire. Ces engins à douze roquettes sont également désignés M-8M ou M-8-12

Les batteries sont lourdement engagées lors des combats sur Tuapse, Novorrossik et lors du débarquement sur la presqu’île de Zemlya.

Au début de 1943, une équipe de l’usine No.733 sous la direction d’A.N.Vasiliev développe une version améliorée du lanceur de montagne qui est immédiatement recommandée pour la production en série

Une batterie est transportée par avion en Crimée dans les forêts autour de Zuisky pour être mise en action par les partisans. Cette batterie est activement engagée lors des combats dans les montagnes de Crimée entre novembre et décembre 1943 et en janvier 1944 et est très appréciée par les partisans.

Les batteries participent aux combats dans les Carpathes au sein du 4e Front Ukrainien.

En décembre 1944, l’atelier de campagne PRM-62 sous la direction du Capitaine-Ingénieur V. I. Krasnoper, se charge de monter des lanceurs M-8 sur douze Jeep Willys.

M-8-8
Calibre : 82mm
 
Dimensions
Poids total : 68.5 kg puis 51 kg après modernisation, 65kg pour le M-8-8
Longueur d’une rampe : 970mm
 
Performances
Durée d’une salve pour le M-8-8 : 4 à 5 secondes
Portée : 5000m

M-8-8

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M-8-8