Russie
GAZ-71
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Le succès des canons automoteurs allemands entraînent les ingénieurs russes dans le développement d’engins équivalents. Sous la houlette de l’ingénieur Guinzburg c’est toute une famille d’automoteur chenillé qui est prescrite avec pas moins de sept ...

GAZ-71

Le succès des canons automoteurs allemands entraînent les ingénieurs russes dans le développement d’engins équivalents. Sous la houlette de l’ingénieur Guinzburg c’est toute une famille d’automoteur chenillé qui est prescrite avec pas moins de sept variantes dont une ambulance, un engin porte-mortier, un engin de dépannage, un automoteur antiaérien de 37mm et un canon automoteur de 76mm. Pour limiter les coûts de développement, l’effort se concentre sur les automoteurs de 37mm et de 76mm et à partir de la bataille de Stalingrad c’est sur l’automoteur de 76mm que ce concentrent tous les crédits.

En octobre 1942, l’usine GAZ et l’usine N°38 sont mises en compétition pour la fabrication d’un automoteur léger armé d’un canon ZIS-3Sh sur un châssis de char léger T-70 allongé et avec un galet supplémentaire. Les deux prototypes sont présentés en novembre 1942 sous la forme du GAZ-71 pour la firme GAZ et du SU-12 pour l’usine N°38. Des tests comparatifs ont lieu en décembre 1942 et le GAZ-71 est rejeté car trop éloigné du résultat désiré particulièrement au niveau de la disposition de l’équipage. Le SU-12 est donc choisi pour la production en série sous la désignation SU-76 à partir de janvier 1943.

GAZ-71Description

L’organisation de l’engin prévoit l’installation du groupe motopropulseur à l’avant avec une superstructure fixe à l’arrière et la conduite par l’intermédiaire d’un volant.

Sur l’avant de l’engin, le poste de conduite est placé sur la gauche avec le moteur sur la droite. Il y a une trappe d’accès sur la partie supérieure avant de la caisse pour donner l’accès au chauffeur-mécanicien et cette trappe est fermée par une écoutille avec miroir périscopique d’observation à l’intérieur.

A l’intérieur de la casemate, le tireur est placé sur la gauche du canon avec le chef de char et le chargeur sur la droite. L’accès à l’intérieur de la casemate, ainsi que le ravitaillement en munition s’effectuent par une trappe dans l’arrière du compartiment de combat.

Les réservoirs de carburant du véhicule ont une capacité de 400 litres ce qui permet à l’engin de franchir une distance de 300km.

La protection de l’engin est efficace contre des munitions d’infanterie et elle est réalisée par des plaques de blindage roulé de 7, 10, 15, 25 et 30mm d’épaisseur sous une certaine inclinaison.

La partie frontale de la casemate est épaisse de 30mm sous une inclinaison de 30°, l’avant de la caisse est épais de 25mm incliné sous 68° et le bas de caisse est épais de30mm incliné sous 30°.

Aux côtés de la trappe d’accès du chauffeur, il y a une autre trappe avec des charnières blindées sur le dessus de la caisse.

L’armement principal est composé d’un canon de 76.2mm ZIS-3Sh obr.1942 avec une culasse mécanique semi-automatique à cale. Les tourillons du canon sont installés sur un cadre soudé dans la partie frontale et le toit de la casemate.

Pour les tirs directs, l’engin utilise l’équipement de visée du ZIS-3 et pour les tirs indirects un viseur panoramique est employé.

La pièce d’artillerie a une élévation comprise entre -3° et +25° et le débattement en site  est de 15° au total.

L’engin emporte soixante munitions dont des munitions perforantes BR-350A, BR-350B et BR-350SP, des explosives à fragmentation OF-350, des munitions à fragmentation O-350A et des munitions explosives F-354 et F-354F.

L’engin embarque également deux pistolets mitrailleurs PPSh de 7.62mm avec des munitions à l’intérieur du compartiment de combat.GAZ-71

Sur le côté droit de l’avant de la caisse, deux moteurs six-cylindres à carburateur GAZ-202 à refroidissement liquide sont installés en parallèle. La puissance totale de l’engin est de 140cv.

Les moteurs sont mis en marche par deux démarreurs électriques ST-06 d’une puissance de 1.5kW chacun ou à l’aide d’une manivelle. Ces démarreurs sont alimentés par une batterie et deux batteries SSTE-112 connectées en série sont installées avec une capacité de 112A.

L’entraînement est assuré par deux boîtes de vitesse mécaniques de GAZ-MM

L’engin peut atteindre la vitesse maximale de 45 km/h.

La suspension est à barre de torsion avec six roues par côté et trois galets presseurs, elle est similaire à celle du char léger T-70.

Pour les communications externes l’engin emporte un poste de radio 9P et pour les communications internes, c’est un système TPU-ZR qui est installé. Les communications entre chauffeur et chef de char sont assurées par des signaux lumineux.

Deux extincteurs manuels sont installés dans le compartiment de combat.

Variantes

Gaz-72, il s’agit d’un engin qui devait être dérivé du Gaz-71. En novembre 1942, la superstructure de l’engin est démontée et à la place une petite tourelle avec un canon de 37mm 31-K, similaire à celle qui équipe le SU-31 est montée sur la caisse.

Suite au rejet du Gaz-71, les travaux sur le Gaz-72 sont également abandonnés et le véhicule ne passe pas le cap des tests d’usine

GAZ-71

Dimensions
Poids : 11.2 tonnes
Longueur : 5m, largeur : 2.74m, hauteur : 2.20m
 
Motorisation : deux moteurs GAZ-202 de 140cv au total
 
Mobilité
Vitesse : 45 km/h, autonomie : 250km
 
Armement : un canon de 76.2mm ZIS-3Sh obr.1943
                60 munitions
                Elévation de -3° à +25°, azimut : 15°
                Portée maximale : 4000m en tir direct et 12.100m maximum
 
Blindage : partie supérieure : 25mm sous 68°, partie inférieure : 30mm sous 30°, planché : 15mm, toit : 30mm
 
Equipage : 4 hommes