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Austin Zenitka
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Au début de l’année 1915, l’usine d’armement de Putilov construit quatre engins antiaériens blindés sur châssis Russo-Balt armés d’un canon de 76.2mm contre aérostat. Avec ces véhicules sont également livrés quatre engins de transport sur un châssis ...

Austin Zenitka

Au début de l’année 1915, l’usine d’armement de Putilov construit quatre engins antiaériens blindés sur châssis Russo-Balt armés d’un canon de 76.2mm contre aérostat. Avec ces véhicules sont également livrés quatre engins de transport sur un châssis Type M. Dès les tests, ce type d’engin montre ses qualités et interresse les militaires. Aussi une commande pour d’avantages d’engins blindés à vocation antiaérienne est passée pour la protection anti-aérienne des unités.

Peu de temps après la mise en service des engins sur châssis Type T plusieurs autres engins sont livrés sur châssis White. Un camion de 5-tonnes est utilisé sur lequel un affût de canon est monté avec quelques autres accessoires. Une des caractéristiques importantes des modèles White est l’absence de blindage d’aucune sorte, en effet, pour simplifier et accélérer les cadences de construction il a été décidé de ne pas équiper ces camions de blindage et de lui conserver ses ridelles.

La pièce d’artillerie et les supports stabilisateurs sont identiques à ceux du modèle précédent.

L’emploi de ces pièces d’artillerie supporte l’absence de blindage car elles sont employées loin de la ligne de front. Cependant, il est opté pour les futurs engins de revenir à l’idée initiale en équipant les pièces d’artillerie antiaériennes mobiles d’un blindage. Cela va donner pour résultat un nouvel engin anti-aérien blindé désigné Austin.

Avant la mise en œuvre de ces engins une pièce d’artilelrie est modifiée par l’usine Putilov. Il s’agit à la base d’une modernisation d’un  canon Hotchkiss de 57mm pour obtenir un angle d’élévation plus important. L’augmentation d el’élévation jusqu’à 65° permet d’engager des cibles aériennes, avions ou ballons dirigeables.

Au printemps 1915, les travaux de modernisation sont terminés et le projet est présenté aux militaires, qui l’adoptent et commandent la modernisation des engins existants. L’usine reçoit l’ordre de produire la première série de quatre canons modernisés et ces canons sont prévus d’équiper les nouvelles automitrailleuses antiaériennes.

Austin Zenitka

L’automitrailleuse doit être construite sur un châssis d’engin existant avec l’installation d’une cabine de conduite protégée, récupérée sur une voiture blindée existante ainsi que d’une caisse blindée avec instalaltion d’un canon.

Même s’il en reprend quelques idées, le nouveau modèle d’automitrailleuse est significativement différent des Type T existant. En effet si le Type T reprend un châssis Russo-Blat, la nouvelle automitrailleuse utilise un châssis 3-tonnes de la marque Austin. Les capacités du châssis entraînent des limitations dans le dessin de la coque blindée.

Le blindage ne couvre que le compartiment moteur et la cabine de conduite. La zone cargo avec le montage du canon ne sont protégés que par des ridelles basses sur charnières qui protègent les servants et la pièce d’artillerie uniquement en position de marche de la même manière que la ridelle arrière.

Le châssis Austin utilisé est un modèle traditionnel en configuration 4x2. Sur l’avant se trouve un moteur de 30cv, puis vient la cabine. Le blindage est réalisé par des plaques de 4 à 6mm d’épaisseur, 3.5mm selon d’autres sources. Ce blindage offre une protection contre les armes d’infanterie. Dans tous les cas, la protection du véhicule est fragilisée par l’installation à ciel ouvert de la pièce d’artillerie.

Le capot du moteur a une forme particulière avec un avant vertical, des parois verticales et un dessus de capot réalisé avec des plaques arrondies. La cabine blindée est reprise de celle du Russo-Balt Type T. Une plaque verticale est placée derrière le moteur après quoi vient une plaque instaléle en diagonale avec un e trappe d’inspection à l’intérieur. Sur le dessus vient une nouvelle plaque verticale, plus basse. Les plaques latérales de la cabine sont verticales, de formes pentagonales et biseautées vers l’avant. Une seule porte d’accès est placée sur le côté gauche par laquelel pénètrent les deux hommes d’équipage. De chaque côté de la cabine il y a également deux trappes de vision montées sur charnières. Le toit de la cabine est en plaques de blindage arrondies avec une plaque verticale sur l’arrière de la cabine percée d’une fenêtre pour communiquer avec les tireurs.

Juste derrière la cabine est placée la plate-forme du canon. Les côtés sont divisés en deux parties. La partie avant sert de paroi latérale aux compartiments de munitions alors que la seconde partie, est montée sur charnière et peut être basculée sur le côté en améliorant ainsi la taille de la plate-forme disponible à l’équipe de pièce en position de combat. Les ridelelssotn retenues par plusieurs chaînes. La partie arrière de la plate-forme est fermée par une pièce arrondie. Cette partie est légèrement plus haute que les parties latérales.

Au centre de la plate-forme cargo, juste au-dessus de l’axe de roue, l’affût du canon est monté. Le mécanisme d’attache permet un débattement latéral complet, à l’exception d’un petit secteur dans lequel est placée la cabine de conduite.

Le canon de 57mm est long de 40 calibres et il tire un projectile explosif de 2.73kg ou perforant de 3.69kg à la vitesse initiale de 650 m/sec pour une portée maximale effective de 2500m ce qui lui permet d’engager des avions évoluant à basse altitude.

L’engin embarque quarante-quatre munitions des deux types dans un coffre spécial palcéjsute derrière la cabine. Le capot du coffre peut servir de banquette et le même type d’assise est placé au niveau de la plaque arrière.

Le poids important de la pièce d’artillerie et la relative puissance du recul peuvent endommager les suspensions, aussi dsbéquilels sont comprises avec le véhicule. A l’arrière du châssis, deux poutres avec entretoises de renfort sont installées. En position de route, les béquilles stabilisatrices sont positionnées en position verticale et fixées sur les côtés du véhicule.

Une fois totalement préparé, le poids du véhicule atteint 5230kg, ce qui pousse au maximum les possibilités du châssis mais permet toutefois au moteur de 30cv d’offrir une mobilité acceptable. Sur une bonne route la vitesse maximale peut atteindre 35 km/h.

L’équipe de pièce est de huit hommes avec deux chauffeurs pour le véhicule et six soldats pour servir la pièce. Les deux premiers sont emportés dans la cabine blindée lors des déplacements alors que l’équipe de pièce prend place sur les bancs à l’intérieur du compartiment de transport ouvert. Pour la mise en position de combat, les ridelles doivent être baissées et reposer horizontalement sur les côtés.

La construction du premier engin est terminée en juin 1915 et les tests sont assez bon pour lancer une construction en série avec les premiers engins prévus pour entrer en service à l’automne 1915. Malheureusement une série d’incidents va empêcher cette mise en service. D’abors un incendie détruit le dépôt militaire de Brest-Litovsk et dans l’incendie, tous les canons Hotchkiss de 57mm prévus pour cette construction sont détruits. Ainsi les éngins blindés se retrouvent sans pièce d’artillerie.

Le seul engin Austin antiaérien est engagé au combat entre l’automne et décembre 1915 et son histoire connue s’arrête là.