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100-K
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Dès mars 1926, l’Armée Rouge émet une commande pour le développement de canons automatiques de 25mm et 40mm. En parallèle, des travaux de modernisation des Vickers Pom-Pom de 40mm, récupérés des stocks de l’armée du Tsar sont entrepris mais jamais te ...

100-K

Dès mars 1926, l’Armée Rouge émet une commande pour le développement de canons automatiques de 25mm et 40mm. En parallèle, des travaux de modernisation des Vickers Pom-Pom de 40mm, récupérés des stocks de l’armée du Tsar sont entrepris mais jamais terminés.

Entre 1931 et 1932, l’usine de Kalinine construit la version Soviétique en 37mm du Solothurn S10-100 suisse sous la désignation 4-K. La fabrication de ce canon se révèle néanmoins trop complexe pour l’industrie nationale Soviétique.

A partir de 1932, l’OKB-43 de Leningrad développe un canon universel de 37mm désigné du nom des deux concepteurs Kondakov-Tolochkov AKT-37 ou AKT-2 ou  encore AAK-37 et destiné à un emploi aérien ou antiaérien. Ce canon est chambré autour de la munition de 37mm x 236B utilisé sur le 4-K de Solothurn et il est alimenté par des chargeurs de cinq coups. L’avantage du canon réside dans une cadence de tir élevée, avec 200 coups/min, grâce à son faible recul et un poids total plutôt léger avec seulement 240kg. En revanche la machine est complexe à mettre en œuvre, difficile à régler et à recharger. Un prototype est livré en 1935 puis testé sur un Tupolev R-6 / ANT-7 de reconnaissance.

Avant même la fin des essais une version modernisée est lancée sous la forme du canon rapide ASKON-37 avec une cadence de tir d e250 coups/min et une vitesse initiale jusqu’à 1060 m/sec.

Comme l’AKT-37, l’ASKON-37 doit être décliné en version antiaérien et en version aéronautique. Le premier est testé en 1937 sur un châssis de camion ZIS-12 avec un angle d’élévation de +80°.

Finalement le système n’a pas été décliné d’avantage.

A la même période B.G. Shpitalnaya a développé un canon de 37mm décliné en plusieurs variantes Sh-37, ShFK-37, MPSh-37 et K-37. Le développement est réalisé  en 1936 par l’OKB-15 et un prototype est construit à l’automne 1937 par l’OKB-2 de Kovrov.

Le canon est alimenté par un chargeur tambour d’une capacité de six coups et tire des munitions de 37mm x 252 à la cadence de 300 coups/min. Larme dispose d’un canon monobloc à changement rapide et équipé d’une culasse vissée. Le canon est associé à un frein très puissant.

Une des premières utilisations de l’arme est l’installation sur un engin blindé. Un char T-26 est équipé de ce canon et sousmis à de nombreux tests mais le travail du chargeur dans la tourelle biplace est trop compliqué. En effet le remplacement du chargeur de cinq coups et 17.3kg est physiquement difficile et pour réaliser cette opération le tube devait se trouver à l’horizontale. Les tirs provoquent également de forts dégagements de fumée de poudre à l’intérieur de la tourelle, si bien qu’après deux douzaine de tirs, il n’était plus possible de demeurer en tourelle.

Les travaux sur l’emploi sur char du canon de Shpitanyi s’arrêtent donc là.

Cependant le potentiel de l’arme demeure en en mars 1938, l’usine No.8 de Kalinine travaille sur une version antiaérienne du canon désignée 100-K. En parallèle, dans la même usine de Kalinine des travaux sont menés pour copier le canon Suédois de 40mm L/60 et l’ingénieur M.N. Loginov en découle deux modèles, le ZIK-45 de 45mm qui deviendra le 49-K et le ZIK-37 de 37mm qui deviendra le 61-K.

Le canon 100-K est comparé à ces deux pièces et dans ce cadre il est emporté sur une remorque à deux axes du même type que celle du Bofors. En été 1938, une série expérimentale de vingt canons est fabriquée.

Le ZIK-37 se révèle plus pratique et mieux fini que le 100-K, il est donc adopté en 1939 et le 100-K est abandonné.

Par la suite le canon de 37mm Shpitalnyi sera converti en canon d’aviation